| Après plus ou moins
39 heures de travail, l'homme harassé s'en retourne chez lui par les transports
qu'il a, en commun, avec bien d'autres. Hélas, les transports font la
trêve. Une mer de voyageur face à la grève.
Soupirs, râles et grognes des usagers face à ce kidnapping devenu quasi
rituel que chacun subit bon gré mal gré au fil des saisons et des alternances
politiques. Et que fait l'homme ? L'homme, qui n'y est pour rien, n'y
peut rien. Si ce n'est prendre son retard en patience. L'otage est innocent, il ne manquerait plus qu'il se plaigne. L'homme
est quelques fois admirable. Tel ce citoyen aperçu hier à la télévision,
rentrant fourbu de sa journée de travail, bloqué sur son quai comme le
marin sans bateau, qui disait philosophe : - Ils doivent avoir leurs raisons… Compréhension incompréhensible ou syndrome de Stockholm ? |
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