La Discothèque Idéale
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DE L'OR DONT ON FAIT LES MÉDAILLES/ 19-06-2000

 
 L'homme, qui ne suit pas spécialement le sport, a néanmoins entendu et réentendu les multiples histoires et procès sur le dopage des sportifs. Ici de la cocaïne pour marquer un but, là des produits bizarres pour franchir un col, là-bas des hormones pour battre le 100 mètres. Et tous de hurler avec la meute : c'est pas bien, c'est mal, il ne faut pas… Punition ! blâme !

Bon, admettons. L'homme se demande, quand même, si tous ces gens ne s'indignent pas tout haut de ce qu'ils savaient et encourageaient depuis longtemps tout bas. Mais bon.

Là-dessus, l'homme, au hasard de ses lectures découvre le principe fondateur de la golden league. La quoi ? La golden league, sorte de "ligue en or" créée par la Fédération Internationale d'Athlétisme (IAAF) dont le premier meeting se tient au stade de France. Le principe en est simple, le voici :

Offrir 50 kilos d'or (environ 1 million de dollars ou 6 millions de francs) à l'athlète qui emportera son épreuve de prédilection dans toutes les rencontres.

C'est beaucoup ? C'est peu ? Beaucoup pour ses athlètes qui sont smicards au regard des golfeurs, footballeurs et autres basketteurs.

L'IAAF a décidé que 5 victoires sur 7 rencontres suffiraient pour décrocher la timbale. C'est gentil ça. Ou hypocrite, si l'on veut bien être lucide.

Jeu du stade retransmis en direct, l'homme sent bien que l'on se rapproche des jeux du cirque et de Rollerball.

Hypocrites sociétés, fédérations et sponsors qui poussent les athlètes à se rompre les ligaments et à briser les records au risque de se briser eux-mêmes.

Et l'homme de se demander où s'arrête le jeu quand la carotte est trop tentante, qu'il faut battre le mur du son, mais, bien sûr, sans prendre de dopants.

Ne pas en prendre ? Qui a dit de ne pas en prendre ? On a juste dit de ne pas se faire prendre.

 

 

 

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