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La Discothèque Idéale | ||
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Prix Nobel d'économie, Mr Tobin avait un rêve, un souhait, une hypothèse: lever une taxe (modique) sur chaque échange monétaire sur les marchés et reverser ce prélèvement à un organisme mondial qui lutterait contre la faim et la pauvreté dans le monde. Vérifiée et re-vérifiée, cette hypothèse n'est pas utopique du tout et tout à fait possible à mettre en œuvre. Cette taxe permettrait de "lever" la somme modique de 250 milliards de dollars. Possible à condition que tout le monde soit pour. Ni vous, ni l'homme, qui n'est pas si égoïste qu'on le dit, ne sommes contre. Qui cela gène-t-il donc ? Les marchés, les puissants, les maîtres de ce monde qui est encore un peu le nôtre, les world company et autres OMC. Tous ceux qui, cette année, ont fait en spéculation monétaire 1500 milliards de dollars par jour. Le chiffre laisse l'homme sans voix et il y a de quoi. Partons à Davos qui n'est pas si loin des préoccupations précédentes. Davos, Suisse. Petite station tranquille où un certain Klaus Schwab décide, il y a 30 ans d'organiser le FOM (forum économique mondial) 30 chefs d'états, 200 décideurs, le WEF pour M. Toubon (world économic fund). On a beaucoup parlé de Davos suite à Seattle et à ses multiples échecs. Beaucoup parlé aussi de José Bové et des ONG (organisation non gouvermentale). José Bové qui fut accueilli à Davos par des gaz lacrymogènes et des balles caoutchouc tirées à bout portant. José Bové, ensanglanté au milieu de cet océan tout blanc de neige et de tous ces biens puissants. Et l'homme de se dire qu'il a dû faire bien peur pour qu'on le reçoive ainsi. Et pourtant, il n'était même pas armé. On dit que Bill Clinton a lancé un appel "pour prendre en compte tous ceux qui sont laissé pour compte" après tout, lancer un appel, cela ne coûte rien. On dit que la taxe Tobin a failli (à deux ou trois voix prêt) être examinée par le Parlement Européen. On dit que Klaus Schwab était prêt à discuter avec José Bové après qu'il se soit fait malmené… .On dit aussi qu'il ne faut jamais désespérer. Les chants désespérés n'en sont pas moins les plus beaux, l'homme qui connaît Musset le sait bien. Lui qui se lève tous les matins et qui n'ira jamais à Davos. Même si d'une certaine façon, c'est sur lui aussi que l'on a lancé ces gazs lacrymogènes et tiré ces balles en caoutchouc. Et l'homme n'a jamais, au grand jamais, aimé que l'on lui tire dessus. |
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