![]() | ![]() | |
![]() | ||
La Discothèque Idéale | ||
![]() | ||
![]() | ||
|
||
![]() | ||
Led Zep. Toute une époque… Vous aimez les chanteurs un peu androgynes portant des chemises 70's largement ouvertes sur leur poitrail velu qui s'époumonent à essayer de chanter plus fort que la guitare hurlante, menée par un guitar-hero complètement barjot qui lui même essaie de jouer plus fort que le batteur qui a décidé de laisser tomber ses baguettes parce que jouer à mains nues sur sa batterie, c'est quand même plus fun ? Bon, c'est caricatural mais on se situe quand même dans cette mouvance là (un coté un peu Spinal Tap)… Incroyable de voir le nombre de groupes ou d'artistes qui se réclament de Led Zeppelin : des gens aussi disparates que Ben Harper ( !!), Jeff Buckley (enfin, lui ne dit plus grand chose maintenant…) voire Puff Daddy (ce mec est quand même hallucinant, les seuls hits qu'il a eu sont entièrement pompés sur des chansons déjà existantes - cf Pastime Paradise de Stevie Wonder -. Ce Puff représente la mort du rap. Clairement). La différence essentielle entre Led Zep et tous les groupes qui se sont inspirés d'eux réside dans leur incroyable capacité de faire swinguer un morceau, en jouant sur les contretemps. Un groupe Funky ? Bref, que l'on aime ou qu'on aime pas, ce groupe est séminal et la quasi majorité de leurs albums sont excellents (avec une réserve pour " In Througth the Out Door " qui sent quand même la gueule de bois…). D'autant que les musiciens sont tous incroyables : Robert Plant qui a été un des premiers 'hurleurs' du rock, le batteur John Bonham, complètement barge et le bassiste-organiste John Paul Jones. Quant à Jimmy Page, il s'agit tout simplement d'un des trois guitaristes anglais les plus importants de l'époque (avec Eric Slowhand et Jeff Beck). Un technicien incroyable (guitariste de studio ayant joué sur des disques de Jimmy Hallyday et des Kinks - la légende veut que le riff mythique de " You Really Got Me " soit joué par lui -. Il possédait une connaissance de tous les styles, aussi bien Country, Blues mais aussi celtique, indien…) mais capable de jouer totalement d'instinct : sauvage !
On parlait de déflagration. C'est un peu l'effet qu'a créé cet album lorsqu'il est sorti. Jusqu'à maintenant, seul Cream (avec God himself aux guitares) avait atteint cette combinaison qui allait poser les bases d'un genre qui a fortement dégénéré depuis : le hard rock. Dés l'entrée en piste, " Whole Lotta Lovin' " calme tout le monde. LE RIFF de guitare que tout le monde essaiera de reproduire. Efficacité maximum. Nous sommes en présence du mix ultime : une guitare qui arrache tout, un chanteur qui à l'époque avait de la voix (le pauvre, maintenant, il a un peu… Comment dire… Cassé la voix ?), une batterie groovy et puissante à la fois et des effets sonores trippants pour l'époque (Kramer, l'ingé son d'Hendrix aux manettes…). Et puis un break de guitare qui casse tout… " What is and Should Never Be " calme le jeu à peine quelques instants avec une intro toute en douceur et un solo tout en slide rêveur et délicat, hawaiian style… " Killing Floor " : une repique éhontée d'un morceau de Willie Dixon (non crédité !) qui donne lieu à un échange monstrueux entre Jimmy et Robert. Et une rythmique gravement agressive… A noter la version qu'en donnera Jimi Hendrix en concert fortement inspirée de celle-ci. " Thank You " : petite démonstration des open-tunings de Jimmy Page et des mélodies que le groupe pouvait nous pondre… " Heartbreaker " : le deuxième riff ultime de l'album. Grand classique chez les guitaristes et une basse monstrueuse accompagnant le morceau. Un break de folie, complètement improvisé : un des grands solos de Jimmy. " Ramble On " : typique de leurs ballades acoustiques qui dégénèrent en rythmique de plomb. La marque du Zeppelin. Bon, " Moby Dick " sur disque ne reflète que partiellement la folie que représentait ce morceau en concert. Complètement instrumental, il est basé sur une interaction entre un riff de guitare et la batterie. S'ensuivait en live en général un solo du batteur qui pouvait aller jusqu'à une demi-heure ( !!!!), parfois entrecoupé d'autres morceaux en medley. Au final, " Bring It On Home ", un autre classique du Blues (du grand Sonny Boy Williamson) avec une superbe intro (et outro !) à l'harmonica. Et après, c'est le feu de l'enfer…
L'album de la consécration. Après ça, plus rien ne sera plus jamais pareil pour eux et pour le rock… Aussi appelé " les runes " ou " le vieux " en raison de sa pochette franchement ésotérique. Le disque précédent " III " était fortement acoustique (malgré quelques poussées de fièvre) et avait un peu déçu les amateurs mais " Black Dog " annonce le ton d'entrée : Led Zep est de retour et ça va saigner. Et c'est vrai que le riff de guitare est particulièrement vicieux (et assez étrange quand on regarde bien… Pourtant ça tourne grave). " Rock And Roll " confirme le tir. C'est ici que ça se passe et ça va chauffer : " It's been a long time since i rock'n roll ". On dirait pas !!!! Du hard blues à vitesse grand V et un petit solo pur Jimmy style avec une batterie surchauffée. " The Battle Of Evermore " est un morceau assez étonnant représentatif du Led Zep quand il s'aventure dans des terrains inconnus par les autres groupes de l'époque : des rythmiques acoustiques d'influences celtes avec des harmonies étranges. Sur ce genre de chansons, ils étaient purement inimitables. Là, c'est le gros morceau : qui ne connaît pas " Stairway To Heaven " ? Je ne vais même pas présenter le morceau et sa mythique intro acoustique qui a poussé les revendeurs de guitares à afficher un panneau disant " Merci de ne pas jouer Stairway To Heaven ". Inutile d'insister non plus sur le solo de guitare, devenu un TRES GRAND classique, joué sur une Fender Telecaster (voire une Broadcaster, à vérifier !). On signalera tout de même la légende qui veut que, joué à l'envers, on entende un message pour le moins peu orthodoxe. Pour plus d'infos sur le sujet, rendez-vous sur ce site. J'ai toujours bien aimé " Misty Montain Hop " pour sa rythmique bondissante, conjuguée à la guitare et à l'orgue. Un autre superbe morceau acoustique nous entraîne sur les pas d'un éternel voyageur : " Going To California ". Et nous voilà déjà à la fin de l'album avec un de ses longs morceaux dont raffolent les Led : " When The Levee Breaks ". Tout en harmonica et en batterie démesurée, une nouvelle preuve de la puissance de groove dont disposait le groupe à sa grande époque. Pour les fans du groupe, je tiens à signaler qu'il faut absolument écouter le troisième album " III " qui contient de magnifiques chansons acoustiques et de grands morceaux bien agressifs… Un de mes albums préférés du Zep !
|
![]() |
|