| Critique envoyée par mail par l'un de nos
lecteurs : Sergio le Buffalo ! Il y a 2 semaines, la station de radio OUÏ FM n'a
pas arrêtée de matraquer lors de ses spots publicitaires l'annonce
suivante : " Jeudi 25 mai, concert privé de EELS
à la maroquinerie (20 arrdt) - invitation à retirer aux Virgin
Megastore parisiens le samedi 20 mai à l'ouverture du magasin ". Décidé de décrocher une invitation, je règle la minuterie de mon réveil
sur 8h00 samedi matin ! (adieu la grasse mat'). 9h15 :arrivée devant le Virgin, carrousel du Louvre, environ 80 personnes
font déjà le sitting devant le rideau de fer (ouverture des portes à
10h00). 9h50 : un responsable billetterie (du style Marco, chanteur de FFF) sort
d'une porte dérobée et nous explique qu'il est désolé, qu'il ne
comprend pas ce qui s'est passé, il n'a pas reçu les places ! ! ! Ecoeuré,
environ une trentaine de personnes décident de partir, en 4ème vitesse,
à l'assaut du Virgin Champs Elysées, pour tenter leur chance. Ceux qui
sont restés attendent, sans espoir, l'ouverture du magasin à 10h00. 10h00 : ouverture des portes, le responsable se confond à nouveau en
excuses. Ceux qui sont restés s'éparpillent dans le magasin, écoutent les dernières
nouveautés au casque avec le sentiment de s'être fait arnaquer quelque
part. 10h15 : Ne perdant jamais de l'œil le fameux responsable, celui-ci
ressort du fond du magasin et se dirige vers les caisses avec de mystérieux
talons de billets dans sa main : il se met à annoncer à la cinquantaine
de personnes encore présentes, que suite à une incompréhension avec son
supérieur, absent ce jour là, il ne savait pas que les places étaient
rangées dans tel ou tel tiroir. Finalement la distribution pouvait avoir
lieu et je réussis à obtenir le fameux sésame. Rendez-vous jeudi 25 mai devant la maroquinerie (petite salle d'environ
400 places ayant une excellente acoustique) à 20h30 pour assister à un
concert qui allait s'avérer être à la fois émouvant et original. Début
des hostilités à 21h15 avec la présence exceptionnelle ce soir de Lisa
Germano à la guitare, flûte, violon, maracas chœurs…De plus, présence
d'une section de cuivre très polyvalente, jouant en alternance du tuba, saxo, trompette, flûte
traversière mais également du banjo ! Quant au batteur dénommé "
BUTCH " (Genre mastodonte), il a également en charge l'utilisation
du xylophone (Voir " Flyswatter " sur le dernier album). Le
bassiste, quant à lui joue également du violoncelle. Le groupe, sans
" E ", commence à jouer un morceau jazzy très détendu, chacun
y allant de son petit solo. A la fin du morceau, arrivée de " E
" sur scène, qui s'installe au piano et commence à interpréter un
morceau qui pourrait ressembler à du Harry Conick Jr, accompagné de son
orchestre acoustico-symphonique. S'ensuive de superbes versions de "
Grace Kelly blues", " Packing blankets " ou encore " I
like birds ". Moments d'émotion ensuite avec l'interprétations,
" E " au piano, de " It's a motherfucker ", "
Daisies ", " Jeannies diary " et "Selective mémory
". Il ne faut pas oublier de signaler la reprise du déjà clasique
" Novocaïne for the soul " (acoustique) et de " Susan's
house " du 1er album. La polyvalence des musiciens ajoutée à la déconcentration
naturelle de " E " ont fait que ce concert était à la fois très
ludique (différents genres musicaux abordés + improvisation) et représentatif
du dernier album.
Sergio Le Buffalo A
écouter : 
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